Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a rendu public le calendrier des opérations électorales pour la période 2025-2026, fixant le premier tour des élections législatives et présidentielle au 30 août 2026. Le second tour, couplé aux élections des collectivités territoriales, est prévu pour le 6 décembre 2026, conformément aux dispositions du Décret électoral du 1er décembre 2025.
Dans sa communication, l’institution électorale souligne que le respect de ces dates dépend de la mise en place de conditions préalables jugées indispensables. Le CEP insiste notamment sur la nécessité d’un climat sécuritaire acceptable permettant l’accès à l’ensemble des communes et sections communales du pays, condition essentielle à l’organisation d’élections crédibles et inclusives.
À l’heure actuelle, le Conseil fait état de 23 communes sous contrôle de groupes armés, principalement dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite, du Centre et du Nord-Ouest. Dans plusieurs de ces zones, l’absence quasi totale de l’État empêche l’installation des structures électorales locales et compromet les opérations d’inscription et de vote. Une situation d’autant plus préoccupante que l’Ouest et l’Artibonite concentrent plus de la moitié de l’électorat national.
Outre l’enjeu sécuritaire, le CEP met en avant la question du financement du processus électoral. L’organisation des scrutins nécessite, selon l’institution, des ressources financières disponibles en continu afin de répondre aux urgences logistiques et opérationnelles à travers le pays. Le Conseil plaide également pour une simplification des procédures de décaissement afin de respecter les délais fixés.
Malgré ces défis, le Conseil Électoral Provisoire réaffirme son engagement à conduire un processus électoral indépendant, transparent et impartial, tout en reconnaissant que la concrétisation du calendrier reste étroitement liée à l’évolution du contexte sécuritaire et à la mobilisation effective des moyens financiers.





