« FONTAMARA » : un texte de JJ Yvon THÉRONÉ

Fontamara, faubourg de mon âge tendre,
Où les jours s’alanguissent sous le soleil d’or,
Tes rues de poussière, tes maisons de bois,
Ont vu grandir l’enfant que je fus, autrefois.

Les mangiers en fleurs, les flamboyants sauvages,
Les rits de l’enfance, les cris de la jeunesse,
Ont tissé le rêve, ont forgé le réel,
Dans le creuset de ton cœur, Fontamara, si paisible.

Les nuits de Fontamara, étoilées et chaudes,
Les rums de la guitare, les chants des sirènes,
M’ont bercé, m’ont charmé, m’ont fait rêver,
D’un monde de beauté, de paix, de volupté.

Fontamara, décor de mes jeunes années,
Où les souvenirs s’imbriquent, se tressent,
Je te salue, Ô la Cité de Pétion Savain,
Berceau de ma jeunesse, écrin de mon histoire !

Les dieux d’Haïti, les loas de la terre,
Ont veillé sur toi, ont protégé ton sol,
Et dans tes rues, où l’histoire s’écrit,
Je retrouve le souffle, l’âme de mon passé.

JJ Yvon THÉRONÉ
in Quand les mots ne valent plus rien

Sa K ap Fèt Fontamara
Sa K ap Fèt Fontamara
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